Le 1er janvier, de nombreux professeurs (GV) de l'ecole ont declare avec indignation que ce n'est que lorsque la presse a revele la situation des arrieres de salaires, des arrieres d'assurance sociale... que l'ecole s'est precipitee pour payer une partie des salaires des GV.
Le fait que les enseignants ne reçoivent leur salaire qu'apres que la presse a revele une realite inquietante, s'il n'y a pas de pression de la part de l'opinion publique, les droits legitimes des travailleurs sont tres facilement oublies.
Cependant, le salaire qui vient d'etre verse n'est que la partie emergee de l'iceberg. Derriere, il y a encore deux mois de salaire a la fin de 2025 non payes, quatre mois de dettes d'assurance sociale et surtout des heures supplementaires d'enseignement dus depuis... des dizaines d'annees.
La dette totale est d'environ 8,5 milliards de dongs, ce chiffre montre que le modele operationnel actuel a depasse la capacite d'une ecole publique encore jeune, nouvellement inauguree en 2016, qui n'a pas eu suffisamment de temps pour accumuler sa marque et n'a pas non plus cree de revenus durables.

L'une des causes profondes du cycle de la dette reside dans le mecanisme d'autonomie financiere a 100% applique depuis 2023. Alors que les revenus ne dependent presque que des frais de scolarite dans un contexte de recrutement de plus en plus difficile, tandis que les depenses obligatoires telles que les salaires de base augmentent, obliger les ecoles a "se subvenir a elles-memes" n'est rien de moins que pousser un jeune etablissement de formation professionnelle dans un jeu inequilibre.
L'autonomie a 100% ne convient qu'aux unites ayant une marque forte, une taille stable et des sources de revenus diversifiees. L'application mecanique de ce mecanisme pour une ecole qui lutte encore pour affirmer sa position, pousse inevitablement l'ecole dans un cercle vicieux de dettes, sans issue.
Plus inquietant encore, la structure organisationnelle interne revele un desequilibre grave. Actuellement, l'ecole compte environ 50 professeurs enseignant directement, mais il y a jusqu'a 30 cadres administratifs et de gestion.
Ce taux est beaucoup plus eleve que le taux generalise dans les colleges publics, voire 2,5 a 4 fois plus eleve que le taux habituel de seulement 15 a 25%; alors que dans les unites financierement autonomes, ce chiffre est generalement inferieur a 20%.
Chaque retard de salaire erode non seulement la vie des enseignants, mais affecte egalement la qualite de la formation. Il n'est pas possible d'exiger de tout cœur de donner des cours aux personnes qui sont intrinsequement le pilier de la famille, mais meme les revenus du mois suivant sont un point d'interrogation.
C'est a ce moment-la que le Comite populaire provincial de Quang Ngai a regarde la realite en face car le mecanisme d'autonomie a 100% n'est pas adapte aux capacites et aux conditions pratiques de l'ecole. La poursuite du maintien de ce mecanisme n'est pas de donner des pouvoirs, mais de pousser les risques vers les travailleurs, ce qui plonge l'ecole profondement dans la crise.
Ajuster le niveau d'autonomie pour qu'il corresponde a la realite n'est pas seulement une solution fondamentale, mais aussi une responsabilite de gestion pour une unite educative publique. Il est impossible de laisser une ecole "nager seule" au milieu du tourbillon de la dette, alors que sa mission est de former des ressources humaines. Et encore moins de laisser les enseignants, ceux qui sont au sommet des vagues de l'education, continuer a etre pieges dans un tourbillon de dettes deraisonnables et prolongees.