L'argent n'est pas mauvais, le silence sur l'argent est dangereux.
Dans de nombreuses familles vietnamiennes, la question de l'argent entre mari et femme est souvent considérée comme une "affaire de famille". Le mari va travailler et donne de l'argent à sa femme pour qu'elle le garde, la femme s'occupe des marchés, des enfants, des affaires intérieures et extérieures. Ce modèle fonctionnait assez bien dans de nombreuses familles traditionnelles, lorsque le rôle économique et le rôle de soins étaient relativement clairement divisés.
Mais la vie actuelle est différente. Les femmes travaillent, ont des revenus, ont une carrière. Les hommes ne sont plus seulement des "gagneurs d'argent" au sens initial. L'augmentation des dépenses de subsistance, la pression du logement, l'éducation des enfants, les soins des parents des deux côtés, les prêts bancaires, l'assurance, l'investissement, la consommation personnelle... font des finances familiales un véritable "problème de gestion".
Le problème est que de nombreux couples entrent dans le mariage avec de grandes attentes en matière d'amour, mais très peu de conversations sérieuses sur l'argent.
Qui garde l'argent? Qui paie le loyer? Comment calculer l'argent pour les parents des deux côtés? Combien de dépenses faut-il discuter ensemble? Les dettes personnelles avant le mariage sont-elles considérées comme une responsabilité commune? Si une personne est au chômage, combien de temps l'autre doit-elle le supporter? Ces questions semblent arides, mais touchent à la partie très réelle du mariage.
L'argent ne détériore pas le mariage. C'est l'ambiguïté, l'évitement et le manque d'équité en matière d'argent qui fatiguent le mariage.
Quand celui qui garde l'argent est aussi celui qui subit la pression
Dans de nombreuses familles, la femme est souvent celle qui garde l'argent, se soucie des dépenses quotidiennes. Extérieurement, cela semble être un "pouvoir financier". Mais derrière le droit de garder l'argent se cache parfois une très forte pression.
La personne qui garde l'argent doit calculer chaque dépense: nourriture, frais de scolarité, factures d'électricité et d'eau, factures de médicaments, factures de mariage et de mariage, argent pour rentrer au pays, argent pour réparer la voiture, argent supplémentaire. Certains mois, les revenus ne sont pas encore revenus, mais les dépenses sont déjà en rang devant la porte. Si vous n'êtes pas habile, la personne qui garde l'argent risque de se faire dire "difficile", "ou grincheuse", "qui parle toujours d'argent".
Inversement, ceux qui donnent de l'argent ont aussi leur propre ressentiment. Certaines personnes sentent qu'elles gagnent de l'argent mais ne savent pas où l'argent va. Certaines personnes veulent avoir un compte privé pour communiquer, aider leur famille paternelle et maternelle ou répondre à leurs besoins personnels, mais hésitent à parler. Progressivement, de ceux qui n'osent plus dire la vérité, beaucoup choisissent de créer des "fonds noirs".
Le "fonds noir" dans la famille ne commence parfois pas par la trahison, mais par le sentiment de manque de liberté et de manque d'écoute. Cependant, lorsqu'il y a des secrets financiers, la confiance est très vulnérable. Une somme d'argent cachée peut être petite, mais le sentiment d'être caché n'est pas petit du tout.
Le mariage moderne a besoin d'équité, pas d'uniformité
L'équité financière dans le mariage ne signifie pas que les époux doivent contribuer équitablement chaque centime. Parce que le revenu, la santé, le travail et la situation de chacun ne sont pas les mêmes.
Il y a des moments où le mari gagne plus, la femme s'occupe davantage des jeunes enfants. Il y a des périodes où la femme a un revenu stable, le mari démarre une entreprise ou perd son emploi. Il y a des familles où l'un travaille à l'extérieur, l'autre assume la plupart des tâches ménagères, s'occupe des enfants, s'occupe des parents âgés. Si l'on ne regarde que le salaire pour évaluer les contributions, le mariage sera très facilement injuste envers les travailleurs non rémunérés de la famille.
Une personne qui reste à la maison pour s'occuper de ses enfants ne signifie pas "ne pas gagner d'argent". Ils assument une part très importante des dépenses pour la famille: prendre soin, éduquer, maintenir le rythme de vie, maintenir le foyer. Inversement, les personnes qui travaillent pour gagner de l'argent doivent également partager la pression de gagner leur vie, au lieu de supposer "c'est une responsabilité naturelle".
L'équité dans le mariage n'est donc pas de diviser les factures en deux, mais de voir ensemble les contributions de chacun.
Il devrait y avoir de l'"argent commun", mais aussi des "parts privées".
Une famille qui veut être durable a besoin d'un budget commun. Il s'agit d'un montant destiné aux responsabilités communes: maison, enfants, nourriture, santé, assurance, funérailles, économies, provisions. L'argent commun aide les époux à regarder dans la même direction, à savoir ensemble ce que la famille a, ce qui lui manque, ce qu'il faut privilégier.
Mais en plus de l'argent commun, chacun devrait également avoir un compte séparé raisonnable. Le compte séparé n'est pas destiné à dissimuler, mais à maintenir l'autonomie personnelle. Un adulte a le droit d'acheter un livre, de boire un café, de donner à ses parents, de rencontrer des amis, de prendre soin de lui-même sans toujours être dans l'état d'esprit de "demander la permission".
Il est important que cette dépense privée soit convenue sur un principe de transparence. Par exemple, après avoir contribué au budget commun et aux économies, chacun a une dépense personnelle correspondant à la capacité financière de la famille. Une fois convenue, il ne faut pas se contrôler mutuellement au point d'être étouffant.
Le mariage n'est pas un endroit où une personne devient "chef comptable", l'autre personne devient "personne auditée". Le mariage est l'accompagnement de deux adultes.