Le rêve du Brésil de remporter sa sixième Coupe du monde s'est officiellement mis fin après la défaite 1-2 contre la Norvège en huitièmes de finale. Dans les tribunes du stade MetLife, de nombreux supporters brésiliens ont quitté le stade en silence lorsque leur équipe était menée au score, comme s'ils avaient eu l'impression d'une fin irréparable.
C'est la première fois depuis la Coupe du monde 1990 que le Brésil est éliminé dès les huitièmes de finale, marquant également la sixième Coupe du monde consécutive où la Selecao n'a pas pu atteindre le sommet du monde. Cette défaite soulève encore plus de doutes sur la position de l'équipe la plus traditionnelle de l'histoire de la Coupe du monde.
Erling Haaland est le personnage principal du match avec un doublé de classe mondiale, aidant la Norvège à remporter une victoire historique. Le but tardif sur penalty de Neymar n'a plus qu'une signification honorifique et ne peut pas changer la situation.

Après le coup de sifflet final, les joueurs brésiliens sont restés figés sur le terrain. Personne ne s'est précipité hors du terrain, car cette défaite était trop difficile à accepter pour un collectif qui espérait restaurer la gloire du football brésilien.
Le Brésil n'a en fait pas manqué d'occasions. Vinicius Junior a joué son meilleur match depuis le début du tournoi, créant continuellement des percées sur le flanc gauche. Cependant, un tournant majeur s'est produit en première mi-temps lorsque Bruno Guimaraes a raté un penalty, manquant l'occasion de donner l'avantage à la Selecao.
Les changements qui ont suivi n'ont pas non plus apporté de différence. Endrick a été lancé sur le terrain mais a raté une occasion en or dès la première situation. Neymar est entré en jeu depuis le banc de touche, apportant un peu d'espoir avec un but sur penalty à la fin du match, mais c'était trop tard.
Du côté norvégien, cette victoire est tout à fait méritée. L'équipe de l'entraîneur Stale Solbakken a non seulement défendu solidement, mais a également organisé une contre-attaque efficace. Haaland a continué à affirmer le niveau de l'un des meilleurs attaquants du monde, tandis que ses coéquipiers ont maintenu la discipline et le courage pendant 90 minutes.
Cette défaite continue de prolonger la série d'obsession du Brésil face aux représentants européens à la Coupe du monde. Après la Croatie, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas et la France lors des éditions précédentes, la Norvège est devenue la dernière équipe européenne à renvoyer la Selecao chez elle.
Après le match, l'entraîneur Carlo Ancelotti a reconnu que le Brésil avait besoin d'une refonte. Le stratège italien estime que l'équipe nationale manque de milieux de terrain créatifs et qu'il est nécessaire d'ajouter davantage de jeunes talents pour améliorer la qualité de l'équipe.

En fait, la Coupe du monde 2026 montre que le Brésil possède encore de nombreuses stars, mais qu'il n'a pas encore formé un collectif suffisamment fort pour concourir pour le championnat. La Selecao manque d'un attaquant central de classe mondiale, d'un milieu de terrain ancien et d'un style de jeu trop dépendant de Vinicius Junior.
Bien qu'Ancelotti affirme qu'il s'agit du début d'un nouveau cycle plutôt que de la fin, la pression sur lui sera certainement très forte. Le Brésil a encore près de 4 ans pour se préparer à la Coupe du monde 2030, mais après un autre tournoi raté, les fans de la Selecao attendent plus que des promesses de reconstruction.