C'est toujours intact les souvenirs d'antan
En visitant la maison de M. Dinh Van Duong dans le quartier de Thach Ban a Hanoï nous l'avons accueilli avec chaleur et joie. Bien qu'il n'ait plus que deux mains et deux jambes et qu'il doive se deplacer en fauteuil roulant il a quand meme pris l'initiative d'ouvrir la porte et d'emmener les clients dans la maison avec un sourire amical.
Chaque annee a l'occasion du 27 juillet la petite maison de M. Duong est devenue plus animee car de nombreuses personnes venaient rendre visite et rendre hommage. Il n'a pu s'empecher de se rememorer les souvenirs d'il y a 11 ans - le 7 juillet 2014 un helicoptere Mi-171 portant le numero 01 du regiment d'helicopteres 916 de la division de l'armee de l'air 371 de l'etat-major de la defense aerienne et de l'armee de l'air transportant

Pour atteindre l'etat physique et mental actuel M. Duong a dû passer 30 mois a l'hopital et 24 operations chirurgicales. Son corps a ete gravement brûle au visage aux mains et aux pieds avec un taux de lesions allant jusqu'a 68 %.
Lorsque je me suis reveille apres l'accident je ne savais pas que j'avais perdu mes mains et mes pieds. Mon corps n'a ressenti que de la douleur. Mes mains et mes jambes ont ete suspendues par le medecin pour les garder secs et stabiliser les blessures. Pres d'un an plus tard lorsque j'ai ete transfere au Centre de readaptation de l'hopital j'ai appris la verite sur les blessures sur mon corps' a raconte M. Duong.
La douleur physique etait deja un grand defi mais la douleur spirituelle est devenue encore plus profonde lorsqu'il a appris que tous ses camarades etaient morts. « L'accident s'est produit de maniere tres inattendue. Ce jour-la mon unite volait avec 21 camarades dont 16 sont morts sur le coup. 5 camarades ont ete emmenes aux urgences mais n'ont pas survecu. Finalement je suis reste seul » a declare M. Duong les larmes aux yeux.
Bien que 11 ans se soient ecoules chaque instant de ce jour reste grave dans son esprit. Chaque fois qu'il y a le 7 juillet ou le 27 juillet le cœur de M. Duong est lourd de tristesse. 'A bord de ce vol il y avait 21 personnes 20 personnes se sont sacrifiees laissant 20 familles douloureuses. Si j'etais encore en vie avec ma mere ma femme et mes enfants je serais encore heureux. Meme si mon corps est comme

Rencontrant les proches de ses anciens camarades M. Duong s'efforce toujours de garder un silence de se contenter de se renseigner sur la vie et les etudes de ses enfants sans oser raviver l'ancienne histoire. Il a peur de faire involontairement revivre la douleur dans leur cœur.
La joie c'est de voir encore la lumiere de la vie
Non seulement il a perdu ses deux bras et ses deux jambes mais de nombreuses zones de peau du corps de M. Duong ont egalement ete deformees. Le visage les oreilles le nez... ont tous ete endommages. Pendant un certain temps il a ete timide et deprime lorsqu'il a ete en contact avec des etrangers. Mais progressivement au fil des ans il a appris a accepter et a s'adapter a ces defauts.


Maintenant il peut manger lui-meme du riz se faire soigner personnellement se brosser les dents avec une ceinture specialisee. 'Auparavant lorsque je revenais de l'hopital je devais demander a ma mere et a ma femme de m'aider dans tout. Maintenant je peux le faire moi-meme. Le fait de bouger moi-meme de m'aider moi-meme me fait sentir que j'ai encore de la valeur' a partage M. Duong.
Lorsque sa femme va travailler et que ses enfants vont a l'ecole il peut toujours assumer quelques petits travaux menagers tels que preparer le riz et faire bouillir les œufs. Bien que sa vision ait diminue - son œil gauche n'est plus que de 6/10 son œil droit de 1/10 il ressent toujours la vie la lumiere et la joie du monde qui l'entoure.
« Les gens disent toujours que deux yeux sont riches deux mains sont difficiles. Voir la lumiere est encore heureux » a declare M. Duong.
Plus d'une decennie s'est ecoulee les douleurs n'ont toujours pas cesse. Chaque fois que le vent se leve il doit lutter contre la sensation de douleur dans les os. Les analgesiques sont indispensables. 'Maintenant il faut prendre des dizaines de comprimes une fois. Boire 1 a 2 comprimes n'a plus d'effet' a declare M. Duong.
Au milieu d'innombrables douleurs ce qui le maintient fermement c'est la presence de sa famille de sa mere de sa femme et de ses enfants toujours a ses cotes comme un soutien insubstituable.
Mon plus grand souhait maintenant est seulement de voir mes enfants grandir chaque jour de voir toute la famille en bonne sante et heureuse ensemble. La famille est la plus grande motivation pour que j'essaie de bien vivre chaque jour' a confie M. Duong.