Lors du Congrès de la Fédération vietnamienne de volleyball pour le mandat 2026-2031, le nouveau président Dương Mạnh Tiến a souligné l'objectif de faire des tournois nationaux des produits sportifs de valeur commerciale.
Selon M. Tiến, le volley-ball vietnamien ne peut pas se contenter d'appeler au sponsoring, mais doit coopérer avec les entreprises pour créer de la valeur ensemble. Lorsque le tournoi devient un produit attrayant, la capacité d'exploitation commerciale s'étendra et les nouvelles sources de revenus peuvent augmenter.
C'est une orientation nécessaire. Cependant, pour transformer l'objectif en revenus réels, le volley-ball vietnamien peut se référer à la manière dont la Thaïlande et le Japon organisent et promeuvent les tournois.
Vendre des expériences au lieu de simplement vendre des billets
Les revenus des billets sont une source de revenus directe pour un tournoi professionnel. Cependant, les spectateurs ne dépenseront pas d'argent si leur expérience au stade n'est pas très différente de la télévision.
Au Vietnam, le prix des billets pour le championnat national a suscité des controverses, oscillant entre 100 000 et 200 000 dongs. Le problème ne réside pas dans le prix, mais dans la valeur que les spectateurs reçoivent.
La Thaïlande a transformé à plusieurs reprises les tournois internationaux de volleyball à Bangkok en festivals pour les fans. Outre les matchs, il existe également des zones de photographie, de vente de souvenirs, d'activités d'échange et de rencontres avec les athlètes. Les acheteurs de billets peuvent participer à une série d'expériences et pas seulement regarder les matchs.
Au Japon, la SV. League considère également les revenus du public comme une base pour développer d'autres activités commerciales. Le tournoi vise à augmenter le nombre de téléspectateurs et les ventes au détail, au lieu de se concentrer uniquement sur les performances professionnelles.
Pour le volley-ball vietnamien, les billets d'entrée au stade devraient être diversifiés en plusieurs packs tels que les abonnements saisonniers, les abonnements familiaux, les abonnements scolaires ou les abonnements avec le droit d'interagir avec les joueurs. Lorsque les abonnements sont liés à des expériences spécifiques, leur valeur sera beaucoup plus élevée.

Un joueur devient un visage représentatif
Le volleyball vietnamien compte de nombreux athlètes séduisants tels que Tran Thi Thanh Thuy, Vi Thi Nhu Quynh, Hoang Thi Kieu Trinh ou encore Nguyen Ngoc Thuan, Dinh Van Duy, Quan Trong Nghia.
Cependant, leur image est principalement diffusée naturellement, et ne fait pas partie d'une stratégie de communication commune.
La Thaïlande est un exemple de réussite en transformant des stars comme Nootsara Tomkom ou Pleumjit Thinkaow en visages de promotion pour de nombreuses activités, du commerce à la communauté. Même lorsqu'ils ne jouent plus, ils conservent leur influence.
Au Japon, les équipes exploitent l'image des athlètes à travers les maillots, les souvenirs, les événements de rencontre avec les fans et les contenus en coulisses. Lorsque les fans aiment un joueur, ils ont tendance à rester attachés à l'équipe plus longtemps.
Les clubs vietnamiens doivent donc investir dans les médias, construire leur propre image pour chaque athlète au lieu de n'apparaître que lors des compétitions.
Le contenu numérique doit devenir un atout
Les tournois de volley-ball nationaux sont désormais largement diffusés, mais le contenu principal tourne toujours autour du match et du résultat.
Pendant ce temps, le contenu numérique peut apporter plus de valeur: attirer le public, accroître l'attrait auprès des sponsors, promouvoir les joueurs et étendre les revenus de la publicité ou des droits d'auteur.
Le Japon maintient un système de diffusion professionnel, tout en développant de nombreux contenus distincts sur la base du tournoi et des clubs. Les histoires derrière le stade aident les fans à rester attachés à l'équipe tout au long de la saison.
Le volley-ball vietnamien peut tout à fait exploiter les coulisses de l'entraînement, les vestiaires, les tactiques ou la vie des athlètes. Une belle action ne crée de l'attrait qu'en un instant, mais des histoires attrayantes retiendront le public plus longtemps.
Construire une communauté de spectateurs
Les revenus à long terme ne proviennent pas seulement du nombre actuel de fans, mais dépendent également de la création d'une nouvelle génération de fans.
En Thaïlande, les grands tournois s'accompagnent toujours d'activités pour les élèves et les adolescents telles que des entraînements avec des joueurs, des visites de terrains ou des échanges avec des idoles. Le Japon exige même que les équipes participant à la SV. League construisent des équipes U15. Cette réglementation sert à la fois à la formation des jeunes et aide les clubs à s'attacher à la localité et à l'école.
Au Vietnam, les équipes peuvent tout à fait organiser des journées de volley-ball scolaire, emmener les joueurs à l'école pour des échanges ou distribuer des billets gratuits aux élèves. C'est un moyen de créer une base de spectateurs à l'avenir.
L'orientation de faire du tournoi un produit commercial est un signal positif. Cependant, ce produit n'a de réelle valeur que lorsque le public est prêt à acheter des billets, que les joueurs sont attrayants, que le contenu est suffisamment attrayant et que le club est lié à la communauté.
Le volley-ball vietnamien ne manque pas de qualité professionnelle ou de visages exceptionnels. Ce qui manque, c'est un système de fonctionnement professionnel pour transformer l'intérêt des fans en une valeur économique durable.