La Chine a interdit le 24 juillet l'exportation de produits susceptibles d'être utilisés à des fins civiles et militaires vers 14 entreprises de l'Union européenne (UE), invoquant des inquiétudes concernant la sécurité nationale, a rapporté l'AFP.
Cette décision intervient un jour après que l'UE a imposé des restrictions d'exportation similaires à 51 nouvelles entités, dont des entreprises chinoises et de Hong Kong (Chine), que le bloc accuse d'avoir soutenu le conflit russe en Ukraine.
Afin de protéger la sécurité nationale et les intérêts nationaux, la Chine a décidé d'inscrire 14 entités de l'UE sur sa liste de contrôle des exportations", a déclaré le ministère chinois du Commerce dans un communiqué. Cette interdiction, en vigueur à partir du 24 juillet, "interdira aux exportateurs d'exporter des biens à double usage vers les entités susmentionnées", ajoute le communiqué.
Le porte-parole du ministère chinois du Commerce a déclaré que cette interdiction visait à "riposter aux actions graves de l'UE" émises la veille.
Parmi les 14 entités figurent le constructeur italien de moteurs électriques Lafert Group et le fabricant allemand d'armes Rheinmetall AG. La société de construction navale néerlandaise IHC, spécialisée dans la production d'équipements lourds offshore, et la société tchèque Tatra Trucks, spécialisée dans la production de véhicules militaires, figurent également sur cette liste.
L'interdiction interdit également strictement aux organisations et aux particuliers étrangers de fournir des biens à double usage en provenance de Chine aux 14 entités européennes susmentionnées.