Le 22 septembre (heure locale), dans son discours lors de la session de discussion générale de la 81e législature de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le président américain Donald Trump a affirmé que Washington préconisait de créer des conditions maximales pour les avancées révolutionnaires de l'intelligence artificielle au lieu d'imposer des mesures de contrôle ou de freinage de cette technologie, selon l'AFP.
Le chef de la Maison Blanche a souligné: "Nous ne ferons qu'encourager la superintelligence. Nous allons la promouvoir, mais pas la freiner. Je ne freinerai pas la croissance de quelque chose qui sera encore plus grand que la révolution industrielle".
Le président Trump a également déclaré qu'à partir de ce moment, tous les documents officiels du gouvernement américain renommeraient l'intelligence artificielle en superintelligence (super intelligence) car il estime que ce terme reflète plus précisément la nature de la technologie.
M. Trump rejette les préoccupations croissantes concernant le risque que la technologie de l'IA devienne incontrôlable et menace la survie de l'humanité.
Contrairement au point de vue de Washington, à la veille de la réunion, les dirigeants de plus de 20 pays, principalement européens, ont exhorté à l'établissement de mesures de sécurité juridiquement contraignantes pour l'IA avancée.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré que Londres s'efforcerait d'établir des normes mondiales en matière d'IA pendant son mandat de président du G20 en 2027.
Pendant ce temps, le président français Emmanuel Macron a appelé l'Europe à l'autonomie technologique pour éviter de dépendre des superpuissances de l'IA comme les États-Unis et la Chine.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé les États-Unis et la Chine à établir un canal de dialogue bilatéral sur les risques technologiques similaire aux accords de contrôle nucléaire de la guerre froide. M. Guterres a souligné avant la conférence: "Les gouvernements ayant la plus grande capacité d'IA doivent assumer la plus grande responsabilité envers l'humanité dans l'établissement de canaux de dialogue".
Washington et Pékin discutent actuellement de l'établissement de ce mécanisme de communication à la veille du sommet entre le président Donald Trump et le président chinois Xi Jinping le 24 septembre.