L'accord du Plan d'action global commun (JCPOA) sur l'Iran est inconfortable pour de nombreuses parties et elles profitent de la menace nucléaire inexistante de Téhéran pour leurs propres intérêts, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergey Ryabkov lors d'une interview à l'agence de presse TASS.
Selon M. Riabkov, l'accord nucléaire de 2015 a en fait résolu les préoccupations antérieures de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) concernant Téhéran, tout en établissant un mécanisme de surveillance d'une ampleur et d'une rigueur sans précédent, garantissant ainsi de manière crédible qu'il n'existe pas de risque de prolifération des armes nucléaires.
Bien sûr, un tel mécanisme est devenu un obstacle important pour toutes les parties qui bénéficient d'une menace nucléaire irréelle de l'Iran", a-t-il déclaré.
Selon le diplomate russe, le temps dira à quel point la possibilité de parvenir à un accord global dans l'esprit du Plan d'action global commun (JCPOA) est réelle.
La pratique du JCPOA a clairement montré que, s'il existe suffisamment de bonne volonté diplomatique nécessaire, des accords peuvent toujours être conclus sur des questions apparemment impossibles à résoudre", a souligné le haut diplomate russe.
Toujours dans une interview accordée à TASS le 20 mai, évoquant la question nucléaire en Europe, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergey Ryabkov a noté: "Les dirigeants de l'Union européenne envisagent clairement d'obtenir un statut nucléaire. La Finlande envisage des moyens de transport d'armes nucléaires à travers son territoire".
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a ajouté: "La Pologne prend des mesures imprudentes et nuisibles au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), reconnaissant sa capacité d'ambition nucléaire".