Selon l'AFP, le département d'État américain a annoncé le 20 juillet l'imposition d'un nouveau cycle de sanctions au gouvernement soudanais pour utilisation d'armes chimiques dans le conflit avec les forces d'assistance rapide paramilitaire (RSF).
Les États-Unis n'ont pas divulgué de détails sur le type d'arme chimique qui aurait été utilisée, ni sur l'heure et le lieu des attaques.
Le conflit entre l'armée soudanaise et le RSF qui a éclaté en avril 2023 a entraîné de nombreuses accusations de crimes de guerre.
Les États-Unis ont également imposé des sanctions à certains commandants du RSF pour des accusations de génocide dans la région du Darfour (Soudan).
En juin dernier, le département d'État américain a annoncé l'imposition d'un deuxième cycle de sanctions contre le gouvernement soudanais après avoir conclu que ce pays avait utilisé des armes chimiques en 2024, en violation de la Convention sur les armes chimiques (CWC) que le Soudan a ratifiée depuis 1999.
Le gouvernement soudanais a immédiatement rejeté les accusations ci-dessus, estimant qu'il s'agissait de déclarations infondées et sans preuve.
Les nouvelles sanctions, entrées en vigueur le 20 juillet, continuent de limiter l'accès aux ressources financières et aux exportations de marchandises américaines vers le Soudan, tout en interdisant aux compagnies aériennes appartenant à ce pays d'utiliser l'espace aérien américain.
Ce n'est pas la première fois que l'armée soudanaise est accusée d'avoir utilisé des armes chimiques. Auparavant, en 2016, Amnesty International avait également accusé les forces armées soudanaises d'avoir mené des attaques chimiques dans la région du Darfour. Le Soudan a nié ces accusations.
Les tensions entre les États-Unis et le Soudan persistent depuis des décennies sous l'ancien président Omar al-Bashir. Après le renversement de M. Bashir en 2019, les relations entre les deux pays ont montré des signes d'amélioration, mais se sont détériorées depuis que les généraux militaires ont continué à se disputer le pouvoir par la force.
Les Nations unies estiment que le Soudan est actuellement confronté à la crise humanitaire la plus grave au monde. Près de 20 millions de personnes sont confrontées à une grave insécurité alimentaire, tandis que certaines organisations humanitaires estiment que le conflit a fait plus de 200 000 morts.
Au cours des dernières années, les États-Unis et l'Arabie saoudite ont coprésidé les négociations de cessez-le-feu. Récemment, les États-Unis ont continué à faire avancer la proposition d'un cessez-le-feu humanitaire de 3 mois, mais aucun n'a abouti car l'armée soudanaise et la RSF poursuivent toujours l'objectif de prendre l'avantage militaire sur le terrain.