Selon l'AFP, l'armée libanaise a commencé le 20 juillet (heure locale) à prendre en charge la tâche d'assurer la sécurité dans 3 villages du sud du pays, marquant la première étape du déploiement de l'accord-cadre sur le retrait des troupes israéliennes et le désarmement des forces du Hezbollah.
La partie américaine a déclaré que les opérations avaient été déployées dans les zones pilotes de Froun, Srifa et Zawtar al-Gharbiya, dans le cadre de l'accord et sous la coordination du Groupe de coordination militaire trilatéral pour le Liban.
Le porte-parole du département d'État américain, Tommy Pigott, a déclaré qu'il s'agissait du résultat direct des négociations entre les délégations libanaise et israélienne à Rome (Italie) la semaine dernière. Il a également affirmé que les États-Unis continueraient à coopérer avec les deux parties pour mettre pleinement en œuvre le contenu de l'accord.
Le cadre de l'accord a été signé par le Liban, Israël et les États-Unis le 26 juin après plusieurs cycles de négociations directes, qui stipulent qu'Israël retirera ses troupes par étapes des positions qu'il contrôle dans le sud du Liban.
Trois zones pilotes ont été sélectionnées pour évaluer l'efficacité du mécanisme de déploiement avant de s'étendre à d'autres zones le long de la rivière Litani (sud du Liban).
Cependant, l'accord ne précise pas de délai précis pour qu'Israël achève le retrait des troupes et s'est heurté à l'opposition du Hezbollah. Les responsables israéliens ont déclaré que les forces de ce pays continueraient de maintenir leur présence dans la zone s'étendant sur environ 10 km le long de la zone frontalière jusqu'à ce que le Hezbollah soit désarmé.
Bien qu'il n'y ait pas encore de relations diplomatiques officielles, le Liban et Israël mènent toujours des négociations pour mettre fin aux hostilités après que le Hezbollah a lancé des attaques contre Israël en mars, entraînant le Liban dans un conflit généralisé au Moyen-Orient.
Les négociations à Rome ont eu lieu juste avant la visite à Washington du président libanais Joseph Aoun. M. Aoun devrait s'entretenir avec le président américain Donald Trump le 21 juillet.