Selon TASS, lors d'une interview accordée à la télévision d'État iranienne IRIB diffusée dans la soirée du 6 septembre (heure locale), le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a déclaré que la nouvelle zone de restriction s'étendrait de la zone où le blocus naval américain a commencé, à travers le détroit d'Ormuz et jusqu'à la mer de l'autre côté du détroit dans le golfe Persique.
Selon lui, les navires entrant dans la zone restreinte sans coopérer avec l'Iran seront inclus dans la liste des sanctions. Ces mesures pourraient affecter l'assurance du navire ainsi que sa capacité à continuer à naviguer sur la voie navigable à l'avenir.
M. Rezaei a également affirmé que le détroit d'Ormuz avait été complètement fermé, rejetant l'affirmation américaine selon laquelle les navires et les pétroliers pouvaient toujours passer par cette route.
Certains navires auraient tenté de traverser le détroit le long de la ligne près d'Oman et d'éteindre le système de navigation pour éviter d'être détectés. M. Rezaei a déclaré que la plupart de ces navires avaient été attaqués par l'Iran. Cependant, Téhéran n'a actuellement pas l'intention de couler les navires en raison de préoccupations concernant le risque de pollution environnementale.
M. Rezaei a également révélé que l'Iran avait testé pour la première fois un missile anti-destructeur développé par ce pays. L'essai a eu lieu environ 48 heures avant son entretien et le missile a été lancé au-dessus d'un porte-avions américain.
Le responsable iranien a décrit l'essai comme un avertissement que le blocus naval américain pourrait être remis en question. Il a déclaré que le missile avait contraint les États-Unis à se retirer, mais n'a pas fourni d'informations supplémentaires sur le type de missile ou de porte-avions mentionné.
Téhéran a déclaré que le détroit d'Ormuz continuerait d'être fermé jusqu'à ce que Washington prenne des mesures concrètes pour répondre aux obligations du protocole d'accord de paix signé par les deux pays en juin.
L'Iran et Oman prévoient également d'annoncer un nouveau corridor international pour les navires traversant le détroit d'Ormuz dans les prochains jours. M. Rezaei a souligné que ce corridor serait géré par l'Iran.
Après les frappes aériennes américaines et israéliennes contre l'Iran le 28 février, l'Iran a limité ses opérations à travers le détroit d'Ormuz, tandis que les forces américaines ont imposé un blocus naval contre les navires se dirigeant vers ou hors des ports et des zones côtières iraniens.