Le 30 juillet, à Hanoï, le Comité permanent de l'Assemblée nationale a organisé le Forum de l'Assemblée nationale sur les activités de supervision 2026.
S'exprimant au Forum, le membre du Comité central du Parti, vice-Premier ministre Le Tien Chau, a proposé à l'Assemblée nationale et au Comité permanent de l'Assemblée nationale un certain nombre de solutions pour améliorer l'efficacité et l'efficience de la supervision.
Parmi celles-ci, la plus notable est la proposition de renforcer la supervision et l'évaluation de la mise en œuvre des politiques au niveau provincial et communal, où les affaires des personnes et des entreprises locales sont directement traitées.
C'est une approche nécessaire pour contribuer à garantir que toutes les politiques, une fois promulguées, soient mises en œuvre efficacement.
En effet, la réalité montre qu'une bonne politique ne produit pas nécessairement de bons résultats si la mise en œuvre présente encore de nombreux goulots d'étranglement. De nombreuses politiques correctes, lorsqu'elles entrent en vigueur, posent des problèmes très différents des prévisions initiales pour de nombreuses raisons objectives et subjectives.
Par conséquent, la proposition du vice-Premier ministre Le Tien Chau de renforcer la supervision de la mise en œuvre des politiques au niveau provincial et communal est très justifiée.
C'est là que les citoyens sont directement en contact avec l'appareil administratif, où toutes les politiques sont vérifiées par des résultats concrets et non par des chiffres sur papier.
Cependant, renforcer la surveillance ne signifie pas augmenter les procédures ou les chevauchements d'inspection. Ce vers quoi il faut tendre, c'est une surveillance ciblée, basée sur les résultats de la mise en œuvre et la responsabilité.
Dans le contexte actuel, lorsque la décentralisation et la délégation de pouvoirs sont de plus en plus fortes, le rôle des niveaux provincial et communal devient de plus en plus important. Plus de pouvoirs confiés signifie également plus de responsabilités. Mais cette responsabilité ne peut être assurée que lorsqu'elle est associée à un mécanisme de contrôle efficace.
Un autre point notable dans l'orientation soulevée lors du Forum de l'Assemblée nationale est que les activités de surveillance passent de la "détection et de la recommandation" au "suivi et promotion de la résolution jusqu'au bout". Il s'agit d'un changement de mentalité de surveillance très remarquable.
La surveillance ne doit pas se limiter à souligner les lacunes puis se terminer par une conclusion. Ce qui est plus important, c'est de savoir si ces lacunes sont corrigées ou non, qui est responsable et les résout dans quel délai.
C'est aussi la raison pour laquelle les conclusions de la supervision doivent être liées à des objectifs spécifiques, à des délais spécifiques et à des responsabilités spécifiques. Lorsque la responsabilité est clairement définie, la mise en œuvre de la politique évitera la situation de dispersion de responsabilités ou de rejet de responsabilités entre les agences.
L'objectif final de chaque supervision est de garantir que chaque politique, une fois promulguée, aille là où elle doit aller, qu'elle soit efficace comme prévu et qu'elle apporte des avantages pratiques aux personnes et aux entreprises.
En assurant cet objectif, la surveillance deviendra un moteur pour améliorer la qualité de la gouvernance nationale et renforcer la confiance du peuple dans l'efficacité des politiques.