Une ancienne combattante chérit toujours la photo en noir et blanc de 2 sœurs au combat. Les mots sous la photo ne sont que quelques courtes phrases: "2 sœurs partagent le même champ de bataille pour l'indépendance. Je me suis sacrifiée et suis restée, je suis revenue vivre auprès de ma mère". La sœur cadette n'est plus revenue après la guerre, mais à chaque fois qu'elle rencontre ses camarades, elle emporte toujours cette photo pour que sa sœur cadette puisse rencontrer ses camarades.

Dans la salle d'exposition, le sac à dos militaire des soldats de la citadelle antique de Quảng Trị repose silencieusement à côté d'un fusil, d'un chapeau à oreilles de jacinthe d'eau et d'une boule d'eau. Le temps a décoloré le tissu, rouillé les métaux, mais on ne peut pas le rendre vieux, à 20 ans, on l'a laissé sur le champ de bataille.

Et voici la lettre de la martyre Võ Thị Tần à sa mère quelques jours seulement avant son sacrifice à Ngã ba Đồng Lộc, avec des traits de lettres ronds mais solides. Les jeunes femmes volontaires se souviennent de leur mère, de leur maison et emportent avec elles des rêves simples avant d'entrer dans la guerre.


Et puis il y a encore des retours après des décennies de recherches. Les cérémonies commémoratives et d'inhumation des restes des martyrs tiennent toujours les témoins silencieux. Il y a des promesses que cette nation n'a jamais oublié de tenir: Ramener les enfants qui se sont sacrifiés à la terre mère. Au milieu des cheveux gris se trouve la couleur verte des jeunes soldats d'aujourd'hui. Ils brûlent silencieusement de l'encens devant des tombes inconnues. À ce moment-là, le souvenir est transmis de la génération qui a traversé la guerre à la génération qui maintient la paix.

79e anniversaire de la Journée des invalides de guerre et des martyrs, le pays a connu de nombreux changements, s'élevant pour entrer dans une nouvelle ère. Mais chaque juillet, des bâtonnets d'encens sont toujours allumés, des fleurs sont toujours posées, des mains touchent encore doucement les stèles comme elles touchent leurs camarades bien-aimés. Parce que certaines personnes ne reviennent pas. Mais elles ne sont jamais absentes de la mémoire de la nation.



