La cuisine italienne est devenue le premier style culinaire national au monde à être reconnu par l'UNESCO comme patrimoine culturel immatériel, marquant un tournant important dans la préservation des valeurs culturelles uniques.
Le Premier ministre Giorgia Meloni a confirmé cette décision, soulignant qu'il s'agit d'une grande fierté car la cuisine n'est pas seulement un plat, mais aussi la culture, la tradition et l'identité des Italiens.
Ce titre est le résultat d'une campagne de 3 ans menée par le ministère italien de l'Agriculture, visant à reconnaître l'ensemble du processus, de la culture à la récolte en passant par la transformation et le service des plats, comme une pratique culturelle vivante.
Selon M. Pier Luigi Petrillo, l'un des participants à la constitution du dossier de nomination, la cuisine en Italie dépasse de loin les besoins nutritionnels, devenant une pratique quotidienne complexe et riche en traditions.
La reconnaissance de l'UNESCO aide également l'Italie à renforcer la protection de la gastronomie contre la contrefaçon et les produits portant le nom d'"Italie" mais sans origine réelle. Le gouvernement de ce pays s'est opposé à plusieurs reprises à l'apparition sur le marché international de produits tels que la sauce carbonara prête à l'emploi ou l'huile d'olive contrefaite.
Le ministre de l'Agriculture, Francesco Lollobrigida, estime que ce titre apporte non seulement de la fierté, mais crée également davantage d'opportunités de développement économique, d'amélioration de la valeur des produits, de promotion de l'emploi et de consolidation des chaînes d'approvisionnement nationales.
L'UNESCO décerne souvent des titres aux patrimoines matériels et immatériels, des ouvrages historiques aux pratiques culturelles. Être inscrit contribue à accroître le prestige international, mais pose également la responsabilité de la préservation.
L'Italie est l'une des principales destinations touristiques d'Europe, et cette reconnaissance devrait continuer à attirer les touristes, tout en stimulant les exportations agricoles, qui ont déjà atteint environ 70 milliards d'euros.
Auparavant, de nombreux éléments culturels italiens avaient été inscrits par l'UNESCO, tels que l'art de l'opéra, le métier de pizza de Naples ou la chasse aux truffes. Le dossier de candidature de cette fois met l'accent sur le "paysage culinaire vivant", reflétant la diversité biologique, la durabilité et les traditions familiales transmises de génération en génération.